ogresse MQ 150x150 - "Mieux s'alimenter est un long chemin. Mon conseil serait de commencer par des évidences !" Ranwa StephanRanwa Stephan, fondateur de Les Délices de l’Ogresse, pouvez-vous présenter votre parcours et votre marque ?

Les Délices de l’Ogresse, c’est une seconde vie pour moi. Avant de me lancer dans cette aventure, j’étais reporter de guerre. En somme, je portais les mauvaises nouvelles du monde et j’ai bien vu que ça ne changeait pas la donne.

Alors, j’ai décidé de me reconvertir dans le domaine de l’alimentation. J’ai toujours été passionnée de cuisine, d’épices, du mélange de saveurs. Et je me suis dit qu’on pouvait changer les choses autrement, en passant par le plaisir des papilles, le bonheur de partager.

C’est comme ça qu’est née la conserverie. On propose des bocaux, salés et sucrés, gourmands, sains, équitables et fabriqués dans une démarche sociale et écologique forte. Du bon pour le corps, le moral et la planète.

Vous avez été sélectionnés pour le parcours d’accompagnement MakeSense X Synabio, qu’attendez-vous de ce parcours d’accélération ?

Dans les petites structures, le chef d’entreprise est autant dans l’opérationnel au quotidien que dans la stratégie et la construction du futur plus ou moins proche.

Ce n’est pas facile de réussir à tout mener de front dans les temps. Par moment, on est débordé et on perd le recul. En travaillant dans ce parcours d’accélération, cela force à poser des jalons sur un projet et à les tenir.

Et puis, il y a beaucoup de partage avec nos pairs, qui ont leur propre expérience et surtout le recul pour nous éclairer à des points de blocage. Le collectif permet d’arriver plus vites à des solutions et d’éviter certains écueils. En plus, c’est sympa !

Quels conseils pourriez-vous donner aux consommateurs pour mieux s’alimenter dans les années à venir ?

Il y a une sorte de pression sur le consommateur aujourd’hui. D’un côté, on lui demande d’agir par ses choix pour un avenir meilleur mais en même temps, c’est difficile de savoir quel est le bon choix, avec la multitude de labels et d’appellation, avec le greenwashing qui ne pousse pas à la confiance, avec les mauvaises habitudes que nous avons prises comme les tomates en hiver par exemple.

Mieux s’alimenter est un long chemin. Mon conseil serait de commencer par des évidences. Consommer de saison, éviter les produits ultra transformés et se méfier du sucre présent un peu partout. C’est important de savoir ce que l’on cautionne par nos achats, avec notre argent, et de progresser petit à petit au fur et à mesure que l’on se crée de nouvelles habitudes. Et surtout ne pas perdre de vue le plaisir !

Plus d’information sur www.lesdelicesdelogresse.com