
Lors d’une conférence de presse à Paris organisée par l’Agence MONET, PUGET a réuni experts et porte-parole du secteur pour apporter un éclairage complet sur l’huile d’olive, depuis l’arbre jusqu’à la bouteille.
Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte particulier pour le marché français.
L’huile d’olive y occupe une place à part, portée par son ancrage dans les usages, son image liée à la cuisine du Sud et son association avec une alimentation équilibrée.
La France figure parmi les grands pays consommateurs mais sa production reste marginale face à ses besoins.
Le pays dépend donc fortement des récoltes méditerranéennes, en particulier espagnoles, ainsi que des équilibres mondiaux entre volumes disponibles, qualité des olives et tension sur les prix.
Dans ce paysage, PUGET conserve une place centrale, avec une histoire ancienne, une forte présence en rayon et une image solidement installée dans le quotidien des foyers.
Pascal Pinson, directeur général de Costa d’Oro, a posé le décor agricole et international.
Il a rappelé que l’huile d’olive ne répond pas à une logique industrielle classique, mais au rythme du vivant. Selon lui, la récolte dépend d’une fenêtre précise, sans possibilité de rattrapage en cas de mauvaise campagne.
Il a insisté sur la concentration de la production autour du bassin méditerranéen, une zone particulièrement exposée aux épisodes de sécheresse, aux stress hydriques et aux températures extrêmes.
Il a également souligné le poids décisif de l’Espagne, qui représente à elle seule plus de 40 % de la production mondiale, ce qui en fait le pays de référence pour l’évolution du marché.
Dans cette prise de parole, il a aussi mis en avant la richesse variétale italienne, avec plus de 500 variétés d’oliviers, et défendu une lecture qualitative du secteur, où goût, origine, savoir-faire et conditions naturelles justifient la valeur du produit.
Sébastien Abis, directeur du Club Demeter et chercheur à l’IRIS, a prolongé cette analyse en s’attachant à la construction du prix.
Il a expliqué que le tarif de l’huile d’olive repose d’abord sur un prix d’origine lié à la matière première agricole, largement influencé par la récolte espagnole et par l’indicateur POOLred.
À cela s’ajoutent les primes de qualité, puis les mécanismes de mise en marché et enfin le prix fixé en rayon.
Son intervention a mis en lumière la singularité du marché français, marqué à la fois par le cadre d’EGALIM et par une dépendance structurelle aux importations.
Il a aussi souligné un paradoxe : malgré le retour à des récoltes plus correctes après les campagnes très tendues de 2022-2023, les prix observés en France restent élevés.
Pour lui, cette situation invite à mieux comprendre le partage de la valeur entre matière première, industriels et distribution.
Il a également rappelé que l’huile d’olive reste recherchée pour sa place dans le régime méditerranéen et pour ses bénéfices associés à la santé.
Walid Lahweg, expert analyste en huile d’olive, a consacré son intervention à la qualité, présentée comme le cœur du sujet.
Il a rappelé qu’une huile d’olive est un produit vivant, sensible à la récolte, à l’extraction, au stockage, au transport et au conditionnement.
Selon lui, la qualité ne se lit ni sur un prix élevé ni sur un packaging flatteur : elle se mesure avec précision, grâce à des analyses chimiques, des contrôles de pureté, des vérifications sanitaires et des dégustations normées.
Il a insisté sur le rôle central de l’oléologue et du panel test pour classer les huiles et sur la nécessité d’assurer une constance dans le temps.
Son propos a également mis en avant les exigences de la filière, depuis l’amont agricole jusqu’au conditionnement, avec un objectif clair : préserver la fraîcheur, le profil aromatique et la stabilité du produit.
En évoquant PUGET, il a insisté sur la rigueur de sélection, le travail sur l’assemblage et le maintien d’un goût identifiable, pensé pour les attentes du consommateur français.
Cynthia Riblet, directrice marketing R&D et RSE de PUGET, a apporté la lecture consommateur et marque.
Elle a rappelé que le marché global des huiles recule en France, notamment parce que les ménages cuisinent moins, mais que l’huile d’olive continue de bien résister.
Malgré la hausse des prix, les volumes sont restés globalement stables, signe d’un attachement fort à cette catégorie.
Elle a souligné que l’huile d’olive est présente dans une large majorité de foyers et qu’elle s’est imposée dans de multiples usages, de la cuisson à l’assaisonnement.
Dans ce cadre, PUGET occupe une position majeure avec une forte notoriété, une part de marché de premier plan et plusieurs millions de foyers acheteurs.
Elle a insisté sur la capacité de la marque à garantir un goût constant grâce au travail d’assemblage conduit par son oléologue Erik Carteau.
Elle a également présenté une nouvelle prise de parole publicitaire recentrée sur une Provence plus sincère, plus proche des usages quotidiens et des moments simples (vidéo à la fin de l’article).
En conclusion, cette conférence de presse a dessiné une vision claire de l’huile d’olive : un produit agricole exigeant, profondément lié au climat, à la Méditerranée, au savoir-faire et à la qualité.
À travers les interventions de Pascal Pinson, Sébastien Abis, Walid Lahweg et Cynthia Riblet, PUGET a rappelé que cette catégorie repose sur une chaîne complète où chaque étape compte, du verger jusqu’au rayon.
La rencontre s’est prolongée par une dégustation d’huiles d’olive, permettant aux participants de mieux appréhender la richesse des profils aromatiques, des odeurs et des goûts qui façonnent l’identité de ce produit incontournable.
