ETI Food   Changemakers event 1 - La génération Z exige une révision du système alimentaire pour protéger la planète

Une nouvelle recherche d’EIT Food, la plus grande communauté d’innovation alimentaire au monde, révèle que les jeunes de toute l’Europe souhaitent une refonte du système alimentaire mondial pour protéger l’environnement:

Près de huit jeunes sur dix en Europe (78 %) pensent que nous devons prendre des mesures urgentes pour rendre la façon dont nous produisons et consommons la nourriture plus durable ; un chiffre qui atteint 83 % chez les jeunes en France.

Pendant ce temps, les deux tiers (66 %) estiment que notre système alimentaire actuel détruit la planète (jusqu’à 69 % en France) et que la situation ne fait que s’aggraver, car 61 % pensent que le secteur alimentaire est devenu moins durable ces dernières années (66 % en France).

Pour garantir que les points de vue de la prochaine génération soient entendus, EIT Food a travaillé en étroite collaboration avec 10 innovateurs âgés de 18 à 24 ans, les nommant « FutureFoodMakers » pour lancer un appel à un changement radical.

Ces FutureFoodMakers ont élaboré un « Menu for Change » de six demandes prioritaires pour le système alimentaire afin d’améliorer l’accès à une alimentation saine, durable et abordable, qui est présenté à un public de décideurs et de dirigeants du système alimentaire lors de la Conférence sur l’avenir de l’alimentation 2021.

Le Menu for Change appelle les acteurs du secteur alimentaire européen à :

Cibler 25 % des terres agricoles de l’UE devant être gérées dans le cadre des pratiques régénératives d’ici 2030 et mettre au point un organisme de formation pour soutenir les agriculteurs existants et les nouveaux agriculteurs dans la transition vers l’agriculture régénératrice.

Définir des directives uniformes au sein de l’UE en matière de nutrition et d’étiquetage qui sont faciles et accessibles, répondent aux besoins des individus et incluent l’impact environnemental des produits alimentaires.

Élaborer une politique d’inclusion qui prend en compte les effets des réglementations sur les coûts alimentaires parmi les populations vulnérables et la fourniture de bons pour les aliments riches en nutriments.

Élaborer une véritable politique de coût alimentaire à l’échelle de l’UE qui impose le calcul du coût réel des denrées alimentaires produites par les moyennes entreprises et les multinationales grâce à la mise en œuvre d’analyses du cycle de vie et d’évaluations de l’impact.

Éliminer les déchets alimentaires dans les supermarchés et par le biais du développement de la stratégie de bioéconomie. Cela doit se faire par la création de plans de surveillance pour la réduction des déchets des supermarchés qui élaborent le programme de surveillance des déchets alimentaires à l’échelle de l’UE et par l’accélération du développement de substituts aux matériaux à base de combustibles fossiles qui sont biosourcés, recyclables ou biodégradables.

Inclure les implications nutritionnelles, sanitaires et environnementales de la nourriture dans les programmes éducatifs destinés aux enfants, et apporter un soutien ainsi que des ressources aux parents et aux enseignants sur des régimes alimentaires sains et durables.

« Nous sommes la prochaine génération de leaders, de décideurs et de consommateurs et nous méritons de partager notre opinion sur ces changements et sur ce à quoi devrait ressembler notre futur système alimentaire. Il est temps pour les jeunes d’être entendus. » explique Chloé Dorin, FutureFoodMaker.

Plus d’informations sur www.eitfood.eu

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