l1080416 768x512 150x150 - Interview de Laurent Palanque, propriétaire du Petit DucLaurent Palanque, propriétaire du Petit Duc, pouvez-vous nous décrire votre parcours et votre société ?

J’ai une formation d’ingénieur et j’ai commencé ma carrière dans le conseil puis chez LVMH au sein de la marque Louis Vuitton.

Je suis passionné d’artisanat et de savoir-faire et j’ai eu envie d’entreprendre en 2010. J’ai alors repris une petite patisserie, la Maison Charaix à Joyeuse en Ardèche dont ma famille est originaire et qui fabrique Les Macarons de Joyeuse, les premiers macarons de France depuis 1581.

J’ai commencé à développer cette société pour faire connaitre plus largement ces beaux produits et j’ai repris en 2012 une autre patisserie, Le Petit Duc à Saint Rémy de Provence qui possède une gamme de biscuits et de calissons fabriqués à partir de recettes anciennes.

Aujourd’hui, nous continuons à fabriquer ces produits avec les mêmes recettes et nous les distribuons dans les réseaux gourmets ainsi que dans nos propres magasins.

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Selon vous, quels sont les futurs acteurs de l’innovation alimentaire en France ?

Difficile de répondre à cette question si large !

J’observe, dans mon secteur de la patisserie, que depuis 50 ans les innovations successives sur les matériels et sur les ingrédients ont détruit des savoir-faire qui souvent ne correspondaient pas aux critères des industriels qui ont mené ces innovations.

Les clients s’en rendent compte et on observe aujourd’hui une autre forme d’innovation, celle d’acteurs plus modestes qui répondent à cette attente du client vers les bons et beaux produits.

Aller réinventer une recette du XVIe siècle comme nous le faisons est une innovation… une rétro innovation !

Quels sont les facteurs clés de réussite d’une entreprise comme la vôtre ?

Il faut d’abord savoir développer les ventes sur un produit de niche en sachant raconter notre histoire et en développant la connaissance sur notre produit.

Il faut ensuite être très efficace d’un point de vue opérationnel, le plus grand challenge réside dans le fait de transformer une organisation artisanale en une organisation de PME.

A titre personnel, quelle autre innovation alimentaire auriez-vous aimé inventer ?

J’adore le miel, j’aurais aimé avoir eu l’idée de proposer des doses de miel en berlingot comme certains acteurs le font aujourd’hui.

Plus d’informations sur www.petit-duc.com