Emmanuel Audoin 2013 150x150 - Interview Emmanuel Audoin, Responsable Innovation Food de Bureau VeritasEmmanuel Audoin, Responsable Innovation Food de Bureau Veritas, pouvez-vous nous décrire votre parcours et votre société ?

Après un parcours dans les filières de production alimentaire, je suis actuellement Responsable Innovation dans l’équipe Food de Bureau Veritas.

Bureau Veritas est un leader dans l’audit, l’inspection, la certification. Nous avons le rôle de tiers de confiance pour vérifier le respect de cahiers des charges, publics ou privés, afin que nos clients de la chaîne alimentaire (de la production à la distribution ou restauration) assurent leurs allégations et protègent leurs marques.

Selon vous, quels sont les grands enjeux du packaging dans les années à venir ?

Etre un support de transparence. D’un côté le consommateur veut pouvoir choisir en confiance, il veut plus d’information, voire une information personnalisée. De l’autre les fabricants ou distributeurs ont de plus en plus d’information à apposer sur les packaging… mais la place manque !

Le sujet de la pollution par le plastique prend de l’ampleur : les marques se positionnent pour être plus vertueuses (réduction du packaging, sourcing de matières premières plus durables, recyclage) et démontrer la mise en œuvre concrète de leurs engagements RSE. Là aussi, une histoire à raconter et à démontrer.

Quelles initiatives packaging vous semblent pertinentes ?

Pour la transparence, le flashcode renvoyant vers des informations fiables, vérifiées, liées au lot physique du produit, sécurisées par la blockchain, est un levier intéressant, s’il est bien utilisé. Attention au « garbage in – garbage out ». On sait que la blockchain assure l’immutabilité des informations gérées, mais encore faut-il que les informations captées et échangées soient fiables au point de départ. C’est tout l’objet de la proposition Origin.

Pour l’empreinte environnementale du packaging, on voit une accélération sur le développement de la bioéconomie (économie basée sur des ressources renouvelables, majoritairement issues des cultures agricoles). Comme pour les biocarburants (plutôt agrocarburants) il y a quelques années, se pose la question de l’origine des matières premières qui serviront par exemple à faire du bioplastique, et de la réalité de l’impact vertueux sur la réduction de l’empreinte carbone.

La Certification ISCC Plus est une réponse, avec maintenant une offre de produits d’emballages sur le marché (biopolymères variés) et des marques qui communiquent (exemple Arla va rendre plus durable un milliard d’emballages en Europe). L’image du fabricant de produits alimentaires s’en trouve renforcée.

Plus d’informations sur origin.bureauveritas.com

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