AAEAAQAAAAAAAAdyAAAAJDc5MTcxZDg2LTRiZmMtNDUxOC1hYWJhLTAwNWRmYWU2ZTQyYw 150x150 - Interview de Vincent Péquignot, Fondateur de C'TropFoodVincent Péquignot, Fondateur de C’TropFood, pouvez-vous nous décrire votre parcours et votre société ?
Mon parcours est emblématique de la transformation de l’économie. Après une école de commerce, j’ai fait 12 ans de conseil Arthur Andersen puis chez EY, puis j’ai exercé des postes de cadre dirigeant dans la distribution, dont le dernier au sein des Galeries Lafayette.
Quand la question du job d’après s’est posée, j’ai été contraint de regarder les choses en face : j’avais envie de plus. Plus d’impact, plus d’aventure, mais aussi plus de liberté et plus de créativité. J’avais l’impression que c’était le moment de choisir la vie que je voulais mener. J’ai testé plusieurs idées, participé à plusieurs hackatons.
Et en 2016, j’ai créé C’TropFood, une startup de 5 personnes sur le point de finaliser sa première levée de fonds.
Mon constat ?
Malgré la culture française de la cuisine, l’obésité progresse notamment chez les enfants, comme les maladies liées à la nutrition comme le diabète de type 2. C’est le cas dans l’ensemble des pays occidentaux. Les individus sont des acteurs passifs de la nutrition, ils subissent la dégradation des habitudes comme la transformation alimentaire. Côté politiques publiques, les messages émis sont peu ou mal entendus.
J’ai créé C’TropFood pour changer les règles du jeu et proposer des innovations au service d’une amélioration des comportements alimentaires.
Nous proposons aux entreprises de l’agro-alimentaire de créer des jeux sur la nutrition à leurs publics.
Ces interfaces sont nourries de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et d’une personnalisation poussée.
Je suis convaincu que le jeu est un puissant vecteur de changement au sein des nouvelles générations.
logo pleinepage 300x246 - Interview de Vincent Péquignot, Fondateur de C'TropFood
Selon vous, quels sont les futurs acteurs de l’innovation alimentaire en France ?
Les consommateurs !
Ce sont les consommateurs qui s’informent et qui font pression par leurs choix alimentaires.
Ce sont eux qui prennent conscience des conséquences de la nutrition sur leur santé et leur bien-être. Ils interpellent les marques, ils demandent à l’Etat d’imposer de nouvelles normes d’étiquetage.
Si tout un écosystème de startups se développent dans la Food, c’est une conséquence directe du poids qu’a pris le « consommacteur » dans la chaîne de valeur de l’agroalimentaire.
À l’avenir, il saura dicter les avancées technologiques ou d’usage dont il a besoin.
On le voit déjà avec des initiatives comme « C’Qui le Patron ? ».
Quels sont les facteurs clés de réussite d’une jeune entreprise comme la vôtre ?
Prendre des risques évidemment, ne pas attendre de faire du chiffre d’affaires avant d’avoir de l’ambition. Pensez haut tout de suite.
S’attacher, non pas au produit ou à la technologie aussi passionnants soient-ils, mais à l’attente réelle des clients et des cibles, même quand elle est formulée de manière implicite ou partielle.
Enfin, s’entourer de personnalités positives, déterminées à gagner. Dans cette nouvelle vie, on se bat sur tout, on affronte souvent des refus, mais on s’adapte, on repart, on n’abandonne jamais.
Etre toujours convaincu qu’on va finir par y arriver, que ça va décoller le mois prochain.
Et puis au-delà, c’est une question d’alignement des astres parfois…
À part votre start-up, quelle innovation alimentaire auriez-vous aimé inventer ?
J’ai souri quand j’ai vu l’apparition de startup qui permettent de donner des informations sur votre alimentation à partir d’une photo de votre assiette – je pense à Foodvisor par exemple.
J’avais pensé à des services qui indiqueraient les calories ou qui aideraient à ajuster les quantités des recettes de manière personnalisée, mais aussi à proposer d’autres variantes notamment de saison et la liste de courses qui va avec.
Mais j’ai encore plus de 20 ans d’idées en stock à réaliser…
Plus d’informations sur www.ctropfood.com