Capture d’écran 2020 05 29 à 06.59.37 - Comment la crise sanitaire a bouleversé l'industrie agro-alimentaire française - Pourquoi Docteur ?

Si la crise économique liée au coronavirus risque de freiner les bonnes habitudes alimentaires prises par les Français pendant le confinement, ce dernier aura malgré tout eu le mérite de faire bouger les choses au niveau de l’industrie agro-alimentaire, analyse Sylvain Zaffaroni, co-fondateur du média engagé Pour nourrir demain.

(…) « Les marques vont essayer d’anticiper les crises à venir, sanitaires ou économiques. Cet événement a accéléré leur envie d’être plus vertueuses, de mettre en place des usines éco-conçues qui utilisent moins d’énergie, de réduire les emballages, d’être plus en phase avec le consommateur… Il est en train de se produire ce qui est arrivé après la Seconde Guerre mondiale : on veut produire français pour les Français. Le changement de système aura d’ailleurs un impact écologique car il va générer beaucoup moins de transports et des cultures beaucoup plus raisonnées », argumente Sylvain Zaffaroni (…)

(…) Ce dernier et Marion Mashhady, avec qui il a fondé Pour Nourrir demain, comptent d’ailleurs lancer une communauté du même nom pour faire « travailler les marques ensemble avec des experts pour construire une meilleure alimentation » à partir du mois de juin. « Nous avons casté 18 marques que l’on connaît et que l’on sait sincères pour aller vers alimentation plus positive en France. Comme D’aucy qui passe en agro-écologie et compte passer au bio dans les cinq prochaines années ou Fleury Michon qui va intensifier la filière du bio en France… Il s’agit de projets qui étaient déjà lancés avant le Covid mais la crise les a accélérés », explique l’expert. « Aujourd’hui, les changements sont tellement violents que les marques doivent s’entraider. L’idée est donc de les faire travailler ensemble avec des experts, de leur demander une fois par mois de s’allier ensemble autour d’une nouvelle thématique, telle que « Comment réduire l’emballage » par exemple. Ce programme va durer un an. Puis, on verra si cette façon de travailler et d’échanger peut vraiment changer le monde de l’industrie agroalimentaire », détaille-t-il. (…)

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